Scoliose idiopathique de l’adolescent : une prise en charge précoce s’impose

Durant la période péripubertaire, la forte croissance du rachis oblige à un examen régulier de la part des pédiatres pour déterminer la survenue d’une scoliose. Son dépistage précoce permet une meilleure prise en charge. Véritable enjeu de santé publique, la scoliose idiopathique de l’adolescent peut avoir des répercussions à long terme sur le patient, en cas de prise en charge tardive : la prise en charge chirurgicale peut s’avérer lourde et onéreuse, il est donc opportun de surveiller la venue de la maladie dès le plus jeune âge.

scoliose idiopathique de l'adoscent

Qu’est-ce que la scoliose idiopathique de l’adolescent ?

La scoliose idiopathique de l’adolescent consiste en une courbure latérale de la colonne vertébrale d’au minimum 10°, perceptible sur une radiographie du rachis. Elle s’observe en plan frontal et en position debout. Il s’agit cliniquement d’une « anomalie tridimensionnelle ».

Cette maladie est à prendre avec sérieux et mesure dès les premiers signes. Notamment, car elle entraîne de lourdes complications en cas de mauvaises prises en charge.

Quelles sont les conséquences potentielles d’une scoliose idiopathique ?

Les complications en cas de scoliose idiopathique de l’adolescent sont multiples :

  • La déformation du torse est la plus fréquemment observée. Elle se constate à l’aune d’une asymétrie des épaules et/ou du torse, un déséquilibre du tronc, une rotation des cotes. Il s’agit de la principale complication observée à l’âge adulte.
  • Des douleurs légères à fortes peuvent survenir sur le rachis, zone où est constatée la scoliose.
  • Des recherches de causes secondaires sont à observer telles qu’une tumeur ou une infection, voire une malformation, en cas de douleurs sévères. Ce type de scoliose entraîne parfois des complications importantes.
  • Troubles respiratoires divers, tels un essoufflement si la scoliose dépasse les 50°.
  • Risque d’aggravation en cas de scoliose supérieure à 25° sur un squelette qualifié d’immature.

Comment la prévenir ?

La meilleure manière de guérir la scoliose idiopathique de l’adolescent est la prévention. Dès le plus jeune, pédiatres et parents doivent se montrer régulièrement attentifs en cas de douleur au niveau du rachis. En cas de doute, il est impératif d’effectuer des examens. Les premiers signes peuvent apparaître avant l’âge de 3 ans.

Il est également recommandé de faire un dépistage qui doit s’effectuer par un examen clinique approprié, de régularité annuelle, durant la période pubertaire de croissance, dite rapide, du rachis.

Dès que des symptômes apparaissent, une consultation spécialisée auprès d’un chirurgien orthopédique pédiatrique doit être observée. Cet examen demeure impératif dès que la scoliose présente des critères d’évolutivité ou des signes pouvant entraîner des effets secondaires.

Quant au caractère idiopathique, afin de l’affirmer ou de l’infirmer, seul l’écartement d’une cause secondaire par une anamnèse aux côtés d’un examen clinique ciblé permet d’en sonder l’effectivité.

Toute scoliose dépistée en période de croissance est à considérer comme virtuellement évolutive : si celle-ci dépasse 20°, une consultation auprès d’un spécialiste s’impose. De même, une évolution radiogique de 5 à 6 degrés motive une consultation spécialisée.

Seule une vraie prise en charge précoce permet de formuler la solution médicamenteuse adéquate et le traitement de kinésithérapie adapté.

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